dimanche 27 mars 2011
Christian Pirot éditeur, hommage les 8 et 9 avril 2011 La boîte à Livres - TOURS
Salut, mon éditeur !
C’est ainsi que je le saluais toujours, au téléphone ou dans la vie. Cette
tradition s’était instituée naturellement, dès le début de notre collaboration,
et il répondait toujours à mon apostrophe par un petit rire. Il était content
de s’entendre appeler ainsi, content de voir son travail reconnu aussi par
les gens du métier, lui qui dans sa démarche allait plutôt vers les amateurs,
les dilettantes, les passionnés, les simples amis, le peuple des amoureux de
la chanson et des rivières. Christian n’avait pas le sens de la hiérarchie, la
gloire ne l’impressionnait guère, et d’être face à une célébrité de la chanson
ou à un helléniste mondialement connu, face à Gilles Vigneault ou à Jacques
Lacarrière, ne l’empêchait pas de dire ce qu’il pensait et voulait. Sa franchise
un peu brutale lui permettait de toucher les gens, et lui a attiré l’amitié de
beaucoup d’artistes, écrivains, promeneurs de la langue, amoureux des vins
et des mots.
Artiste, il l’était à sa façon, une façon discrète, transversale et têtue. Lorsque
nous nous sommes connus, j’ai été frappé par le décalage entre sa simplicité
d’abord et la grande finesse de son écriture, lorsqu’il racontait par exemple les
paysages des bords de Creuse. Il suivait ses idées comme le fil des rivières, de
la Vallée Noire au Val de Loire, des brumes du Berry à la lumière liquide de
Touraine, avec obstination, avec rigueur, et avec une tendresse qu’il masquait
sous les bourrades, mais que l’on voyait pétiller au coin des yeux quand il
guettait une réaction de son interlocuteur.
On ne devient pas éditeur par hasard. C’est un choix difficile, hasardeux, un
chemin jonché de difficultés, de déceptions, de combats obscurs. S’il a pu
s’engager avec une telle énergie, c’est aussi grâce à la présence de Laurence à
ses côtés, qui le rassurait et l’encourageait.
Pour que les livres existent, il faut une volonté opiniâtre, généreuse, ne pas
compter son temps ni ses efforts afin que tout simplement ces objets de papier
et de rêves puissent circuler, voler de l’un à l’autre, faire éclore d’autres rêves,
alimenter d’autres passions. Christian a permis à bien des livres de trouver le
cœur réceptif qui les attendait. Il ne sera plus là pour nous en parler, mais les
livres restent chez nous et en nous, dans le souvenir de l’ami. Chaque fois que
notre regard se portera sur les rayons de nos bibliothèques, Christian nous fera
signe, il nous lancera son regard espiègle, nous serons avec lui.
Salut, mon éditeur.
Jean-Marie Laclavetine
Vingt-cinq ans
de cheminements à travers le pays des poètes, des romanciers, des historiens,
des voyageurs et des conteurs, vingt-cinq ans d’écoutes attentives et très
souvent émerveillées à travers celui des musiciens et des chanteurs, vingt-
cinq ans d’errances et de vagabondages sur les traces de Stendhal, Victor
Hugo, Pierre Loti, Maurice Barrès, André Suarès - pour ne citer qu’eux-
, vingt-cinq ans de fidélité à l’œuvre et à la vie de George Sand, sans
compter les mille chemins d’herbes, les mille chants d’oiseaux de la Loire
et de la Creuse et, bien sûr, toutes les saveurs du terroir tourangeau et très
notamment berrichon… En somme, se promener tranquillement, sereinement
et parfois même studieusement du pays de Rabelais au désert du Sinaï, de
la maison ou du village de George Sand aux merveilles d’Ispahan, tout en
réentendant la voix des musiciens, compositeurs, chanteurs avec lesquels
nous avons grandi et rêvé, voilà ce que propose, en des livres exigeants et
souvent joliment illustrés le travail de Christian Pirot. Je dis travail, mais
le mot convient mal. Bien sûr, éditer un livre implique des efforts en tous
domaines mais il est aussi et avant tout, dans le cas présent, le résultat,
l’estuaire d’un désir ou d’un rêve. Découvrir les écrivains par les lieux où
ils vécurent, les chansons par leurs mots et pas seulement par leur musique
et enfin - et surtout ! - les saveurs de la gastronomie ( mot si proche du mot
astronomie qu’à juste titre on récompense les grands chefs avec des étoiles
! ), c’est nous offrir, entre autres, la Touraine dans tous ses visages inconnus,
en faire un véritable continent de mots, de chants, de contes et de mémoire,
et de tous les livres de son catalogue, une succession de fêtes partagées.
Jacques Lacarrière
PROGRAMME
VENDREDI 8 AVRIL
Au détour des allées de la librairie,
Serge Rigollet fera chanter son
accordéon aux couleurs des livres
14H30
Rencontre croisée
de Sylvie Genevoix et Evelyne Bloch-Dano
autour des ouvrages de la collection Maison d'écrivain
en compagnie de Joël Hafkin
17H30
Hommage à Jacques Lacarrière
avec Sylvia Lacarrière et Pierrette de Foncauval
19H00
Vagabondages gourmands
Merci à Pascal Berthelot, domaine de la croix Mélier à Husseau
20H00
HOMMAGE à CHRISTIAN PIROT
en compagnie des membres de
l’association Les Vagabonds
et avec l’amicale complicité de
Évelyne Bloch-Dano (sous réserve),
Gérard Coulon, Françoise Cuillé,
Jean-Noël Delétang, Noëlle
Delétang, Claude Frigara,
Christine Gagnieux, Geneviève
Gandy, Sylvie Genevoix,
Joël Hafkin, Sylvia Lacarrière,
Jean-Marie Laclavetine, Gilbert
Laffaille, Jean-Luc Métayer,
Michel Morel, Fabienne Sabatrie,
Denis Wetterwald...
Samedi 9 avril 2011
[14 H 30]
Rencontre croisée de Sylvie
Genevoix et Evelyne Bloch-Dano
Instants de flânerie littéraire,
ludique, insolite et musicale
avec Denis Wetterwald
et Jean-Luc Métayer
(orgue de Barbarie).
[15 H 00]
Rencontre avec Gilbert
Laffaille autour de l’œuvre
de Bernard Dimey.
[16 H 30]
Rencontre avec Marcel Amont
en compagnie de Michel Morel.
[18 H 00]
À Bacchus, en toute amitié.
Avec la complicité de
Pierre Caslot, domaine de
La Chevalerie à Restigné.
Un chaleureux merci à la librairie
La Boite à Livres et à son personnel.
Ces journées-hommage autour de
Christian Pirot et de son œuvre
éditoriale sont le fruit du soutien
total et amical de Joël Hafkin,
de la disponibilité généreuse de
ses auteurs, de l’implication des
membres de l’association Les
Vagabonds et de la fidélité de tous.
Christian Pirot construit son catalogue selon son bon plaisir, sans
compas ni fil à plomb, comme un Facteur Cheval de l’édition.
Loin des salons de la culture et des lupanars du show-biz,
il échafaude un singulier édifice où se côtoient sans façons
monstres sacrés et auteurs rares, réunis simplement par le plaisir
du texte : Gaston Couté, Brigitte Fontaine, Boby Lapointe, Bernard
Dimey, Francis Lemarque, David McNeil… Quel Palais idéal !
Les vrais amateurs ne s’y trompent pas car ils ont depuis toujours
la musique en tête : un air de liberté.
Gilbert Laffaille
à la librairie en Avril
Exposition Maisons d’écrivain Photographies de
Jean Hervoche. L’univers des maisons de Chateaubriand,
Xavier Grall, Louis Guillou, Max Jacob, Ernest Renan…
Entre le 1er et le 7 avril : Jeu littéraire Rendez à chaque
écrivain sa maison. Bulletin de participation à la librairie
La Boite à livres et dans les bibliothèques partenaires.
LES COLLECTIONS
Revue «Le Vagabond»
Itinéraire d’écrivain
Le Voyage immobile
(George Sand)
Monts et merveilles
Autour de 1900
Livres gourmands et beaux livres
Chanson rouge
Les Petites Bottines
Petite Collection chanson
Maison d’écrivain
Chanson plus
Balzac
Érotisme
Cinéma
Carnet de voyage
Lettres d’amour
Éditions Les Vagabonds
13, rue Maurice Adrien
37540 Saint-Cyr-sur-Loire
www.christianpirot.com
vendredi 27 août 2010
lézard et légumes, dédicace à Anne
OUi je sais, aucun lien avec la musique... Quoique :
le jardinage est une musique à lui seul.
Travailler la terre
Comme on travaille les gammes,
Arracher les mauvaises herbes
comme les mauvaises notes,
(leur seul défaut est de ne pas se trouver au bon endroit au bon moment)...
Bref les comparaisons sont multiples et savoureuses.
Courgettes jaunes, bonnes comme le soleil
Porte à porte nouveau genre
Lézard, vous avez dit lézard !?!
mercredi 7 juillet 2010
été


vendredi 23 avril 2010
saut de puce
Photos ValérieM
avec le clown Valeri
jeudi 15 avril 2010
Festival Dimey affiche
Festival Bernard Dimey à Is en Bassigny(52)
Fabienne sabatrie duo contrebasse guitare/ voix
Dimanche 9 mai 14H30
lundi 12 avril 2010
Rennes, grafs et détails
Black Mule en concert au Tambour à l'Université de Rennes !!
lundi 15 mars 2010
le 5 mars 2010, balance photos ValérieM

fabienne Sabatrie et clown valeriy Taran
sur l'invitation de Fred Temps Group
3X3 photos de ValérieM
Infirmières Charlotte et Camille
dimanche 7 février 2010
la nature






quartier de l'Arche



dimanche 17 janvier 2010
nouvelle lune
lundi 2 novembre 2009
dimanche 13 septembre 2009
Fabienne en première partie de Manu Dibango 27 mars 2009 avec Romain Théret batterie et Pat Balavoine contrebasse
Photos Stéphane Treillard, grand merci !
vendredi 10 juillet 2009
CONCERT 14 JUILLET 2009
Fabienne Sabatrie Presse Fabienne Sabatrie
PAGINA 12
VIERNES, 26 DE JUNIO DE 2009
MUSICA
Desde el Sena, la canción
Fabienne Sabatrie cruzó el Atlántico para ponerles letra y música a temas de amor y mujeres ante un público que la siguió embelesado.
phtoto Marie Rameau
Por Clarisa Ercolano
Luz tenue pero en su justa medida, un ambiente cálido y minimalista y una cantante que apenas necesita de un catsuit negro y de una cabellera. La impronta francesa que desde hace ocho años pasea por todo el mundo le sirven de sobra a esta mujer para cautivar a un público que apenas la conoce en esta cosmopolita Buenos Aires. La voz de Fabienne Sabatrie sabe oscilar perfectamente entre la compostura y el desgañite sin medias tintas de acuerdo con el tema que interprete. Esa ductilidad es la que le vale la presentación de “una artista femenina”. Tal vez porque sabe adaptarse a infinitas circunstancias mientras transita un escenario. Tal vez porque con esa única herramienta, sin artificios marketineros ni presentaciones pomposas, logra sin tropiezos consolidar sus giras como una trovadora singular.
Una guitarra y una batería acompañan las letras inspiradas en el amor que se fue y amenaza con ser el último, las tareas del hogar que no son agradables pero que se ejecutan por amor, lo que la enamora de un hombre y los ritmos impredecibles e inmanejables de las grandes ciudades. De eso trata el nuevo disco que ha venido presentando en Bariloche, Rosario y Mendoza, Brève rencontre.
Fabienne no conoce límites al momento de interpretar. Casi como no lo conocieron siglos atrás las religiosas, también francesas, de la orden de las Clarisas, cuando por primera vez rompieron con la hegemonía de las voces masculinas en coros y celebraciones eclesiásticas. Ella prefiere el canto a la charla con el público, deja en claro que adopta los ideales feministas, pero se pregunta con sarcasmo: “¿Las mujeres hemos crecido, para qué, o para quiénes lo hemos hecho y cuántos pueden tolerarlo?”. Y justamente las mujeres que están en el reducto palermitano de No Avestruz apenas contienen la risa cómplice porque con el Obelisco o la Torre Eiffel de fondo sólo el paisaje es el que cambia.
Fabienne creó un repertorio de canciones con sus propios textos y con otros de autores como Christian Pirot –reconocido editor de libros en la capital gala– y la actriz y guionista Yvette Cathiard. Autodidacta, rige su repertorio por la sutileza. Cuando deja solos a sus dos músicos para que interpreten sus propios temas y para reposar sus cuerdas vocales, deposita sobre su banqueta una jaula vacía. “Se va el gorrión”, dice sin m
ás mientras se pierde entre las mesas para volver luego y hablar de los encuentros con el otro en la era de la virtualidad y la Internet, de la amistad, la tolerancia y de los hijos que se tienen, que se esperan o que jamás se tendrán.
La cantautora no habla bien el español, pero se hace entender cuando dice que la enmudeció una película sobre la dictadura militar argentina que vio en la casa de unos amigos porteños. O cuando abre sus brazos para dar las gracias al público, al país, a los artistas que la acompañan y a su productora Adriana Alegre, otra mujer nómada y emprendedora convencida de que el arte y la cultura evaden fronteras sin necesidad de diplomacia alguna y que dice orgullosa que “tanto mi vocación de productora como las ganas de vivir del arte son una cualidad irrefrenable en mí y en las artistas que represento”.
La canción francesa influenciada por el jazz y la world music y su interpretación sin titubeos son su haz en la manga. No baila, ni se desarticula con cada gesto, pero sabe cuándo y dónde balancearse, cuándo cantar entre susurros y cuándo gritar fuerte sin perder la afinación. Con tantos cambios y tantas facetas como la mujer. Como el amor mismo.
vendredi 26 juin 2009
chapitre 4
Chapitre 3 portraits
mardi 23 juin 2009
Argentine2009
lundi 22 juin 2009
retour en arrière
lundi 15 juin 2009
un petit saut

































































































